Une mesure qui ne fait pas de bruit, mais qui pourrait bien changer les habitudes de déplacement : la prime de 100 euros pour les nouveaux adeptes du covoiturage cible exclusivement les conducteurs majeurs résidant en France, à condition de passer par une plateforme officiellement reconnue. L’aide, financée par l’État, ne tombe pas d’un seul coup : elle se débloque en deux étapes. Un premier versement intervient dès la première utilisation, puis le reste suit, après avoir cumulé plusieurs trajets validés.
Méfiez-vous des fausses pistes : les trajets de moins de 15 kilomètres, ou ceux organisés directement entre particuliers sans passer par une plateforme agréée, ne donnent droit à rien. Toutes les démarches s’effectuent en ligne, et il faut fournir des justificatifs bien précis. La moindre déclaration erronée, et la prime disparaît sans retour possible.
La prime covoiturage de 100 € : un coup de pouce pour changer ses habitudes
Le plan national covoiturage du quotidien s’adresse à celles et ceux prêts à revoir leurs façons de circuler. Cette prime covoiturage de 100 euros vise d’abord les conducteurs qui, pour la toute première fois, acceptent d’ouvrir leurs portes à d’autres passagers via une plateforme reconnue, Klaxit ou Blablacar Daily, par exemple. L’État a voulu la démarche simple et directe : pas d’avance à payer, la somme arrive automatiquement sur le compte via la plateforme choisie.
Pour obtenir la prime euros, il faut suivre un parcours précis. D’abord, effectuer un premier trajet covoiturage avec un passager adulte, sur une distance supérieure à 15 kilomètres. Dès que ce trajet est validé, une première partie (25 à 50 euros selon la plateforme) est versée. Pour recevoir le complément, il faut ensuite réaliser au moins neuf trajets supplémentaires dans les trois mois qui suivent.
Ce dispositif s’appuie sur les certificats d’économie d’énergie (CEE) pour encourager la transition vers une mobilité plus durable. Les plateformes partenaires du plan national covoiturage vérifient soigneusement chaque dossier et simplifient les démarches pour les nouveaux venus. L’objectif est clair : réduire les trajets en solo, favoriser les économies d’énergie et fluidifier les déplacements, notamment dans les zones urbaines ou périurbaines.
La motivation financière, associée à la hausse du prix du carburant, place le covoiturage sous le feu des projecteurs. Face aux pressions sur le budget comme à l’urgence environnementale, cette solution s’impose, concrètement, parmi les alternatives réalistes et accessibles.
Qui peut bénéficier de l’aide ? Zoom sur les critères d’éligibilité
La prime covoiturage de 100 euros cible un public bien défini : seuls les conducteurs qui se lancent pour la première fois dans le partage de leur véhicule via une plateforme partenaire peuvent en bénéficier. Le but : encourager le covoiturage sur les trajets réguliers de plus de 15 kilomètres.
Ce sont donc uniquement les nouveaux conducteurs qui sont concernés. Pour être éligible, il ne faut pas avoir réalisé de trajet en covoiturage rémunéré comme conducteur au cours des douze derniers mois. Les passagers ne sont pas concernés : la prime s’adresse à ceux qui prennent le volant et ouvrent leur voiture à d’autres.
Pour savoir si la prime est accessible, voici les conditions à respecter :
- Être majeur et domicilié en France.
- Effectuer un premier trajet covoiturage de plus de 15 kilomètres, accompagné d’un passager adulte, via une plateforme conventionnée (Klaxit, Blablacar Daily, etc.).
- Réaliser ensuite au moins neuf autres trajets covoiturage sur la même plateforme dans les trois mois suivants.
Le dispositif ne prend pas en compte les trajets familiaux ni les déplacements professionnels organisés par l’employeur. Sont également exclus les conducteurs déjà inscrits ou ayant déjà perçu une prime covoiturage. Respecter la distance minimale et passer uniquement par les plateformes agréées sont des prérequis incontournables pour toucher l’aide.
Quelles démarches pour obtenir la prime de covoiturage ?
Pour commencer, il faut s’inscrire sur une plateforme agréée telle que Klaxit ou Blablacar Daily, intégrée au plan national covoiturage du quotidien. Chaque conducteur renseigne son profil, détaille son véhicule et valide son numéro de téléphone. Pour garantir la fiabilité, tous les trajets covoiturage doivent être enregistrés dans le registre de preuve covoiturage tenu par l’État.
La première étape décisive : effectuer un premier trajet covoiturage de plus de 15 kilomètres, avec un passager différent. Dès que ce déplacement est validé, la procédure démarre. La validation repose sur la cohérence des informations fournies à la plateforme et sur la géolocalisation, pour limiter toute tentative de fraude.
La prime covoiturage de 100 euros est attribuée en deux fois : en moyenne 25 € après le premier trajet éligible, puis le solde (jusqu’à 75 €) après l’accomplissement de neuf trajets supplémentaires dans les trois mois. Selon la plateforme, la somme sera versée par virement, sous forme de bons d’achat ou de crédits à utiliser sur le site.
Adossé au système des certificats d’économie d’énergie (CEE), ce dispositif est contrôlé à chaque étape. Il vaut donc mieux préparer les justificatifs demandés et vérifier l’exactitude de chaque déclaration de trajet. L’opérateur et les autorités compétentes procèdent à une vérification complète avant de valider le versement de la prime covoiturage.
Pourquoi le covoiturage séduit de plus en plus d’automobilistes
Le covoiturage quotidien prend de l’ampleur face à la montée des coûts du transport individuel. Entre les tarifs à la pompe en constante hausse, la galère pour se garer, ou encore les bouchons interminables, nombreux sont ceux qui cherchent à se réinventer côté mobilité.
Portés par des mesures publiques comme le forfait mobilités durables, beaucoup de salariés transforment leur trajet domicile-travail en expérience collective. Le calcul du barème kilométrique pèse sur le portefeuille, et mutualiser les frais devient vite tentant. En embarquant d’autres passagers, chacun réduit son impact carbone. Le covoiturage ne relève plus seulement de l’économie : c’est une nouvelle manière d’envisager la route et le partage.
Voici ce que le covoiturage apporte concrètement :
- Des économies immédiates : partage des coûts de carburant, baisse des frais d’entretien du véhicule, et optimisation fiscale du barème kilométrique.
- Baisse des émissions de CO2 : moins de véhicules en circulation, trafic plus fluide, pollution en recul.
- Des trajets plus humains : rencontres, conversations, nouveaux réseaux professionnels ou amicaux qui se tissent au fil des kilomètres.
La mobilité durable s’impose peu à peu comme une priorité pour de nombreux Français, poussée par le forfait mobilités ou des formules d’assurance auto adaptées au covoiturage. À Paris comme ailleurs, la logique évolue : chaque déplacement doit être optimisé, l’espace routier se partage, la voiture change de statut dans la ville. Le covoiturage transforme petit à petit nos façons de nous déplacer, et peut-être, de concevoir la vie en commun.


